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Le peuplement de Madagascar se faisait par des successions de migration au fil des siècles. Les données archéologiques attestent des installations humaines connues datant du IV-Vème siècle après Jésus-Christ. La présence des souches africaines, arabes, asiatiques, océaniques chez les Malgaches est indéniable et est perceptible dans la langue. Plusieurs groupes forment le peuple Malagasy. Le nom d’un groupe n’a rien de racial mais est donné en fonction de son histoire ou de la situation géographique où il vit. Les Malagasy ont la réputation de peuple de sourire et accueillant.

Peuplement de Madagascar : des vagues de migration

Le métissage est évident à Madagascar. Il y a 2 types : à teint foncé africanisé et mélanésien, à teint plus clair arabisé et asiatique. On ne peut pas dire que des populations autochtones existent dans la Grande Île. Les plus lointaines installations humaines prouvées remontent au IV-Vème siècle avant Jésus-Christ.. 4 régions ont fourni les groupes de Madagascar : l’Afrique, l’Arabie, l’Asie du Sud Est, l’Océanie.  Chaque région a contribué à la formation de ce peuple tout en laissant un héritage  : différents groupes avec leur parler chacun mais unis par une langue à prédominance austronésienne avec des apports bantous (africains), arabes.

Une grande partie de la langue, la riziculture irriguée, le culte des morts, la pirogue à balancier, le valiha (cithare tubulaire en tronc de bambou) prouvent la connexion historique avec l’Indonésie et l’Asie du Sud Est . L’élevage des zébus, certains éléments de la langue sont l’apport africain. Les influences arabes sont l’art divinatoire, les noms de jours et des mois.

  


Plusieurs groupes

On évoque souvent 18 tribus, ethnies à Madagascar. Nous préférons utiliser le mot  groupe. Les parlers, la façon de se vêtir et de se coiffer sont des signes extérieurs pour les distinguer.

Les Antandroy ("ceux des épines") vivent dans les fourrées épineuses de l’extrême sud du pays.

Les Betsileo ("les nombreux qui sont invincibles") sont très solidaires et les laborieux riziculteurs des hautes terres.

Les Sakalava ("ceux des grandes herbes") occupent les grandes étendues de savanes de l’Ouest et du Nord Ouest. Ils formaient des grands royaumes autrefois.

Les Merina ("ceux qui vivent en altitude") sont sur les hautes terres centrales.  Ils avaient l’ambition d’unifier tout Madagascar dans leur royaume au XIXème siècle et avaient des relations étroites avec les puissances occidentales de l’époque.

Les Betsimisaraka ("les nombreux qui ne se séparent jamais") formaient une confédération compacte autrefois. Ils sont dans la région orientale entre le fleuve Bemarivo et Manajary.

Les Bara, grands guerriers et éleveurs de zébus, sont connus pour leur bravoure.

Les Antakarana ("ceux des rochers") de la région du nord avaient utilisés autrefois les grottes et les forteresses naturelles que sont les tsingy (pics calcaires) de l’Ankarana.

Les Mikea ("ceux qui se communiquent par des cris")sont les membres d’un groupe énigmatique et peu connu de l’île-continent. Ils vivent d’une manière itinérante dans la forêt sèche au nord de Toliary où l’eau est rare. Il tombe moins de 350 mm de pluie chaque année (il arrive même qu’il ne pleut pas en l’espace de 2 ans). "Les Mikea de Madagascar ou vivre sans boire" est le titre même de l’article de l’anthropologue français Louis MOLET. Les Mikea se déplacent, changent de campement à la recherche des tubercules de baboho (sorte d’igname sauvage) dont ils déterrent, râpent, pressent pour avoir de l’eau pour la cuisine ou dont ils mangent  crû pour se désaltérer. Ils chassent les gibiers (potamochères équivalent des sangliers, tenrcs, chats sauvages, cailles, turnix et autres oiseaux, miel sauvage etc.) avec des pièges, sarbacanes, lances dans la forêt.  Ils ont une vaste connaissance de leur milieu et se soignent avec les plantes de la forêt. Bref, de nos jours, ils vivent encore d’une manière primitive et en marge de la société moderne.

Sourire malagasy

Une langue unique

Malgré les différents parlers régionaux, les Malgaches arrivent à se comprendre les uns des autres parce que le fonds de la langue est le même. Les mots malgaches pour désigner les plantes cultivés (riz, taro…) dérivent de la langue indonésienne, ceux pour indiquer les animaux comme chèvres, zébus viennent du swahili, la langue des bantous, les chiffres, les noms de jours, des mois sont de l’arabe avec le préfixe al- (alatsinainy = lundi, alarobia = mercredi etc.).


PEUPLEMENT, GROUPES DE MADAGASCAR